Heresie(s) est un espace de critique sociale à ancrage féministe et anti-autoritaire.
Écriture, traduction de textes jamais publiés en français, et republications.
Le mot « hérésie » vient de loin. Dans toutes les traditions qui l’ont produit, l’hérétique n’est pas celle ou celui qui se trompe — mais dont la pensée n’entre pas dans le cadre que l’institution, la société ou le milieu a besoin de maintenir. L’hérésie, toujours plurielle, est le nom qu’on donne à ce qui refuse de cadrer.
Les textes publiés ici viennent d’horizons différents. Ce qui les relie est moins une thématique qu’une méthodologie : une attention au non-dit, à ce qui se répète, à ce qui se présente comme inévitable mais ne l’est pas. Il s’est établi, à gauche comme dans les milieux queers et féministes — qui sont ou ont été les nôtres —, une forme de consensus autour de nouveaux dogmes, opérant comme mythes mobilisateurs ou comme bornes de ce qui est dicible.
Ce que nous observons, c’est que ces credos, quelles que soient leurs intentions, reconduisent souvent ce qu’ils prétendent défaire — des positions autoritaires et patriarcales notamment.
C’est là qu’intervient Heresie(s).
